[Les toujours] [RU]

* * *

ainsi que tu vas, légère,
là-bas où tu resteras
sans plus toucher la terre
de sols et âges ingrats

plus de nuits douloureuses
plus de jours manqués
pas de souffleurs et crieuses
pas de besoin d'expliquer

libre, en pleine grâce,
à travers les cieux,
loin des regards rapaces,
pris tes joies délicieux

les mondes dans la paume,
l'Andromède comme Paris...
et chaque fleur t'embaume,
et chaque ruisseau te sourit ;

pour toi toute poème,
à toi tout amour servi...
mais
c'est moi qui t'aime
et c'est ici que tu vis

2009


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